Ils prêtèrent rapidement au cacao de nombreuses vertus aphrodisiaques, comme celle d'éveiller leurs sens.
Chez les Mayas Pipil, les fèves de cacao étaient offertes douze jours après une naissance, au moment du choix du prénom de l'enfant. Lors du rituel de puberté, le corps des jeunes garçons était enduit d'un mélange d'eau de pluie, de pétales de fleurs et de poudre de cacao. Afin d'assurer une meilleure récolte, les Mayas procédaient à une offrande auprès du dieu aztèque de la lune : Quetzalcoatl.La légende veut que Quetzalcoatl ait ravi le cacaoyer au pays des fils du Soleil pour le donner ensuite aux hommes. Ce roi-prêtre souhaitant devenir immortel fit appel au magicien Titlacan pour préparer un breuvage. Il le but et perdit la tête. Il brûla alors tous ses palais, enterra ses trésors et transforma les arbres de cacao en espèce ne donnant plus de fruits. Il quitta ensuite son royaume pour le pays de la jeunesse en promettant à son peuple de revenir leur rapporter les trésors perdus. Ne voyant pas Quetzalcoatl revenir, les Mayas prirent alors grand soin des quelques cacaoyers épargnés par sa colère. C'est alors que le cacao devint le fruit et le symbole du paradis perdu et commença sa grande aventure à travers le monde.